François Jullien
Propos recueillis par Antoine Peillon, avec Isabelle de Gaulmyn (pour La Croix)
François Jullien, l’un des philosophes les plus traduits au
monde, a tout de l’intellectuel français tel qu’on se l’imagine, y compris la
crinière en bataille. Trois « événements » éditoriaux de ce printemps nous ont amenés
à le rencontrer, afin de faire, avec lui, un retour sur son œuvre. En effet, un
Cahier de L’Herne (le n° 121) lui est
intégralement consacré, sous la direction de Daniel Bougnoux et François L’Yvonnet ;
Si près, tout autre ; De l’écart et de la
rencontre (Grasset) propose, à nouveau, de « penser l’autre »,
« ce qui peut relancer la philosophie et, d’abord, nous fait accéder à l’existence » ;
enfin, dans Ressources du christianisme
(L’Herne)[1], la relecture de l’évangile
de Jean permet au philosophe de montrer, « sans y entrer par la
foi », combien le christianisme est toujours une « ressource
féconde » pour connaître « la vérité qui fait vivre ».[2]

